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James A. Michener's COVENANT

The Secret History of a Best Seller

 

©2007-2012 Errol Lincoln Uys

an online literary archive

 

 The Assignment|The Plotting|The Research|The Manuscript

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Manuscript Notes

All materials are from my personal archives, unless indicated

otherwise. No items may be reproduced without permission.

We site illustrations added to material.

 

Michener First Draft Mfecane pages 1—5

Michener - Shaka Zulu Draft 1

Michener - Shaka Zulu First Draft 2

 

Michener - Shaka Zulu Draft 3

Michener Covenant - Shaka Zulu Draft 4

 

Michener Covenant - Shaka Zulu Draft 5

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Uys Rough Draft Mfecane pages 1—5

(excerpt only)

Michener Covenant - Uys Shaka Zulu Rough Draft 1

Michener Covenant - Uys Shaka Zulu Rough Draft 2

 

Michener Covenant - Uys Shaka Zulu Rough Draft 3

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Uys Typed Rough Draft Mfecane pages 1 — 5

Michener Covenant - Uys Shaka Zulu Typed Draft 1

Michener Covenant - Uys Shaka Zulu Typed  Draft 2

 

Michener Covenant - Uys Shaka Zulu Typed  Draft 3

Michener Covenant - Uys Shaka Zulu Typed  Draft 4

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Michener Draft

Voortrekkers, p 51-53

ELU notations, preliminary edits

Michener - Voortrekkers First Draft 1

Michener - Voortrekkers First Draft 2

Michener - Voortrekkers First Draft 3

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Uys Rough Draft

Voortrekkers, p 48 to 52

Michener - Covenant  - Uys Voortrekkers  Draft 1Michener - Covenant  - Uys Voortrekkers  Draft 2

Michener - Covenant  - Uys Voortrekkers  Draft 3

Michener - Covenant  - Uys Voortrekkers  Draft 4

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Uys Final Draft

Voortrekkers insert, p 48 to 52

Michener - Covenant  - Uys Voortrekkers  Final Draft 1

Michener - Covenant  - Uys Voortrekkers  Final Draft 2

 

Michener - Covenant  - Uys Voortrekkers  Final Draft 3

Michener - Covenant  - Uys Voortrekkers  Final Draft 4

Michener - Covenant  - Uys Voortrekkers  Final Draft 5

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Michener Draft

The Venloo Commando, p 1-2

 

ELU notations, preliminary edits

Michener - Covenant - Boer War Commando Draft 1

Michener - Covenant - Boer War Commando Draft 2

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Uys Draft pages

The Venloo Commando, p 1-2

ELU new chapter lead with edits by JAM)

Michener - Covenant - Boer War Commando Uys Draft 1

Michener - Covenant - Boer War Commando Uys Draft 2

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Education and Achievement of a Puritan

Uys Plotting Notes, excerpt pages 1 - 5

Michener - Covenant - Uys Plotting Notes for Afrikaner Character 1

Michener - Covenant - Uys Plotting Notes for Afrikaner Character 2

Michener - Covenant - Uys Plotting Notes for Afrikaner Character 3

Michener - Covenant - Uys Plotting Notes for Afrikaner Character 4

Michener - Covenant - Uys Plotting Notes for Afrikaner Character 5

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Michener Draft

Achievement of a Puritan, p 111

ELU notations, preliminary edits)

Michener - Covenant - Sophiatown  draft Return to The Manuscript

 

Uys Draft and edits

Achievement of a Puritan, p 111

Michener - Covenant - Sophiatown  Uys Draft

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Michener Draft

Achievement of a Puritan, p 132-133

ELU notations, preliminary edits

Michener - Covenant - Moses Nxumalo draft 1

Michener - Covenant - Moses Nxumalo draft 2

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Uys Draft

Achievement of a Puritan, p 132-133

Michener - Covenant - Moses Nxumalo Uys Draft 1

Michener - Covenant - Moses Nxumalo Uys draft 2

Michener - Covenant - Moses Nxumalo Uys draft 3

Barbara Helly - Thesis on  The Covenant

EXCERPT

 

BARBARA HELLY - Thesis, pages 311-313

 

(The Covcenant, de James Michener, un roman populaire americain sur l'histoire de l'Afrique du Sud. Universite Rennes II - Haute Bretagne, UFR d'Anglais, September 2001)

 

            . . . Aussi prometteuse que cette tentative ait pu paraître, elle n'est restée

qu'au stade de brouillon partiellement rédigé. Uys n'a pu mener à terme son

projet, sans doute pour plusieurs raisons. La plus importante est que L'Alliance a

occupé une part considérable du marché et que les éditeurs n'ont pas jugé bon de

concurrencer ce produit rentable par un autre, peut-être complémentaire, ou

contradictoire par endroit, mais dont ils n'avaient pas l'assurance qu'il allait

réussir à gagner son public. Uys a finalement abandonné- l'idée d'écrire ce

roman pour choisir une aventure littéraire radicalement différente. Il a choisi de

conter, à la manière de Michener, l'histoire du Brésil. Ce projet a pu voir le jour

et cinq années de difficile labeur, de doutes et difficultés morales et financières

plus tard, Brazil faisait son entrée sur la scène littéraire. Ce livre est né aux

Etats-Unis en 1986, il a été traduit en France sous le titre de La Forteresse

Verte, et c'est dans ce pays qu'il a connu son plus grand succès grâce aux deux

éditions des Presses de la Cité et de France Loisir. Le parallèle avec l'histoire

sud-africaine affleure, et Uys, qui préface son livre, ne cache pas les similitudes,

ni non plus la filiation, qu'il entretient de la sorte avec Michener. Le roman est

une saga historique retraçant le parcours fictif de deux grandes familles

métissées: les Da Silva et les Calvacantis. Dans sa version révisée de l'année

2000 - pour le cinq centième anniversaire de la fondation du pays - il compte 772

pages d'un récit très dense. Ce livre mériterait une étude (91), mais sans préjuger

des conclusions qu'elle formulerait, on peut dire que la simple lecture laisse

l'impression d'une oeuvre vivante, enrichissante et captivante. Les personnages

ont une existence remarquable. S'il n'est pas aisé de les reconnaître tous tant ils

sont nombreux, tous possèdent le même degré d'humanité, et le lecteur accède

avec aisance à leur raison comme à leurs passions. On sent que Uys a voulu

 

" Errol Lincoln Uys, Brazil,(Author's note to the new edition), Silver Spring Books, 2000, p. xi

 

91 Une étude comparative est d'ailleurs en cours dont le sujet est le traitement littéraire du Brésil selon trois auteurs : Dos Passos, Updike et Uys.

 

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écrire dans la même veine que Alan Paton, car l'intrigue met les personnages â nu et n'oublie pas le peuple, les pauvres, les sans-terre. L'histoire est instructive. et l'auteur souhaite humblement avoir fait oeuvre utile en imaginant que son livre pourra servir de point de départ à un enseignement plus académique. Enfin, dans la mesure où ce livre a été réalisé seul, il est aussi un tour de force. Certes, sur place au Brésil, Uys a rencontré de multiples aides et soutiens, qu'il remercie d'ailleurs au début du livre, mais il ne disposait pas pour les recherches d'un assistant tel qu'il a pu l'être lui-même pour Michener. Sans juger les qualités littéraires qui font de Brazil un roman plus élégant que L'Alliance, on peut dire que c'est une réalisation exceptionnelle, et que le défi relevé pour y parvenir a été lancé par l'expérience frustrante mais émancipatrice du roman sud-africain.

 

Parallèlement à cette trajectoire personnelle de Uys, le conflit potentiel autour de son rôle dans la création romanesque a conduit Michener à s'entourer de nombreuses précautions. On n'en connaîtra sans doute jamais les motivations réelles, parce qu'elles peuvent être assimilées à un souci de clarté et de vérité ou à un souci d'éviter les poursuites judiciaires. Mais les témoignages nombreux qu'il a laissés concourent à la délimitation minutieuse de l'apport de chacun des auteurs. On a déjà cité plusieurs extraits de notes et commentaires des archives spécialement écrites pour toute personne qui étudierait la genèse du roman. Ces extraits ne mentent pas, bien au contraire, sur l'originalité' et le sérieux du travail littéraire et historique de Uys. Mais, tout comme Uys découpant L'Alliance pour en faire ressortir ce qui lui revient, Michener passe en revue les contributions respectives. Il utilise pour cela le plan général initialement dessiné par Uys et décortique pas à pas les différences de point de vue, d'idées, de personnages, de filiation romanesque. ( 92) Même si l'existence d'un document aussi long et détaillé montre que la participation de Uys a été essentielle, la conclusion qui s'impose est que malgré tout Michener a conservé la maîtrise générale du projet. C'est souvent sur les grandes orientations philosophiques que les voies se séparent, car Michener veut les faire vivre et apparaître dans le roman, alors que Uys préféré que la richesse de l'intrigue les imposent sans commentaires particuliers, sans démonstrations appuyées.

 

Les archives de L'Alliance fournissent à profusion toutes ces analyses de Michener. Mais pour bien signifier à Uys que son rôle n'a pas dépassé celui d'un éditeur (au sens restrictif de correcteur), c'est ce mot qui est le plus souvent répété. La récurrence du terme ne frappe que lorsque l'on a pris connaissance du litige, mais elle n'en est pas moins édifiante. Il n'y a pas jusqu'à la dédicace manuscrite de Michener, sur la page de couverture du roman, qui n'en porte la

 

9z Pour le texte complet, voir en annexe. i

 

313

 

trace ( 93.) Car l'auteur officiel souligne qu'il dit la vérité, comme s'il comparaissait devant un tribunal. L'emploi des mots confirm, testimonial, true ne laisse aucun doute sur l'objectif de cette dédicace. Et la référence ultime à la prière peut être interprétée comme une invitation à ne pas s'aventurer sur le terrain judiciaire, ce que Uys a un temps envisagé, tout en en repoussant fermement l'idée afin de ne pas apparaître comme celui qui aurait un jour poursuivi Michener devant les tribunaux.

 

Si l'on s'en tient aux grandes lignes de démarcations attestées par Michener, l'apport de Uys a été primordial dans le domaine de l'intrigue où l'auteur américain avoue sa faiblesse. Mais c'est pour se donner le beau rôle du pourvoyeur d'idées, de l'intellectuel qui manie les concepts. En fait, la démarche des deux hommes est à l'opposé l'une de l'autre. L'un part des faits et personnages lentement esquissés puis développés pour parvenir à ce que l'action elle-même soit signifiante et génère ses propres conclusions (Uys). L'autre entremêle personnages et réflexions générales qui tous deux conduisent l'intrigue et le sens général du roman (Michener). Le compte rendu de Michener est à la fois élogieux pour son collaborateur et insistant sur le rôle dirigeant qu'il s'attribue à lui-même. Sous cet angle, on ne peut accuser l'auteur de mensonge ou de tromperie. Car comme nous l'avons vu grâce aux déceptions de Uys de ne pas voir ses idées reprises plus souvent, à sa décision d'écrire un autre roman sur l'Afrique du Sud, il est vrai que Michener est demeuré aux commandes du récit et de son orientation politique. Mais il est tout aussi vrai que Uys ne s'est pas cantonné au rôle d'inventeur de multiples intrigues, ce qui est pourtant déjà différent du travail de l'éditeur, et que sa collaboration est si étroitement liée au texte qu'il peut être considéré comme co-auteur de L'Alliance. C'est d'ailleurs le sens d'un courrier qu'il adresse à ses employeurs au moment de quitter le Reader's Digest: il ne s'y assimile pas à un nègre, et conteste la dénomination d'éditeur. Dans cette aventure littéraire qui magnifie les expériences collectives -conquête, guerres, exodes, indépendance politique, culture originale- et qui nécessite la convocation sur plus de deux ans d'un véritable cabinet de travail recherches, écriture, voyages, rencontres, corrections, édition, impression- l'entête du livre achevé porte toute l'ambiguïté d'un art qui ne sait pas parler au pluriel. C'est l'aveu que cet art demeure avant tout une affaire marchande, un objet de production qui se doit d'être rentable, un investissement régi par les lois sur la propriété intellectuelle. En ce sens, et parce que le privilège de cette propriété ne donne pas seulement de confortable revenus, mais aussi une notoriété à nouveau monnayable, on peut dire qu'attribuer la paternité de L'Alliance au seul Michener est une falsification, mais une falsification à laquelle toute l'industrie du livre concourt et participe.

 

93 Pour la reproduction de cette dédicace, voir en annexe. On notera que Errol Uys avait oublié l'existence de ce document dont il s'est finalement souvenu lorsqu'il a été question de l'insistance quasi judiciaire de certains propos de Michener.


 

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